Une mère et sa fille se sont lancées, pendant le confinement, à la création d’une société écoresponsable de produits d’entretien naturels. Pour limiter leur empreinte carbone, seule la communauté d’agglomération de la Saint-Germain Boucle de Seine est livrée.

Une mère, une fille, deux générations et la même volon­té : préserver la planète. Depuis plusieurs années, les habitudes de Véronique et Constance ont évolué dans une démarche responsable ét respectueuse de l’environnement. « Chez nous, on utilise de moins en moins de plastique, on mange moins de viande, je fais mes produits ménagers depuis plusieurs années », décrit la mère de famille. Ses valeurs sont ancrées dans le foyer depuis longtemps, mais l’idée de les partager est née pendant la période du confi­nement.

« Une conjonction d’opportunité »

« Pendant le mois de mars, ma fille a été atteinte du Covid-19 et a également perdu son emploi. Pour nous occuper, je lui ai proposé de faire nos produits d’entre­tien et de faire comme si on créait notre concept et notre entreprise pour s’amuser », explique Véronique qui avait déjà quitté son emploi, « je ne voulais pas rester inac­tive et je voulais qu’on soit utile à notre niveau. Au départ, on a juste distribué des produits à nos amies et on s’est rendu compte qu’il y avait quelque chose à creuser. ». C’est donc à la fin du mois de mai que Véro­nique Cividino-Laurent décide de se lancer à son compte, en tant qu’autoentrepreneur, avec l’aide de sa fille pour la partie graphisme. « C’est né d’une conjonction d’opportuni­té. Ce n’était pas le projet du départ mais la vie nous emmène à des endroits où l’on n’a pas prévu d’aller », renchérit la quinquagénaire.

« Un retour aux sources »

« On s’était dit qu’on allait faire un concept où on favorisait le local et où on travaillait des produits fran­çais naturels. Ma fille a alors suggéré « Bleu Blanc Vert » comme nom d’entreprise », détaille Véronique.

Depuis le 28 mai, elle vend sept produits grâce à son site Internet et les réseaux sociaux tels que de la lessive, du gel détartrant ou encore du net­toyant pour le sol « Le mé­nage on doit le faire donc autant le faire avec des pro­duits qui ne sont pas impac­tant que ce soit pour la pla­nète ou pour notre santé en évitant les perturbateurs en­docriniens. » Ses recettes sont donc confectionnées à base de produits naturels qu’utilisaient ses grands-parents, et ont été modifiées concernant l’aspect ou l’odeur suite aux retours de ses amis. « C’est un retour aux sources », aime-t-elle à rappeler.

Zéro déchet

Dans le respect du zéro dé­chet, les contenants sont des bouteilles ou des sacs en papier déjà utilisés : « Par exemple, je mets ma lessive dans des bouteilles de jus de fruits, nettoyées et désinfectées, pour ne créer aucune pol­lution supplémentaire. Les produits ne peuvent donc pas être transportés classi­quement alors je les livre personnellement tout au­tour du Vésinet », détaille la Vésigondine. Elle récupère aus­si les bouteilles de ses clients et à terme, elle espere pouvoir proposer un système de drive pour continuer dans l’esprit de diminuer son empreinte carbone.

Véronique est également présente une fois par mois sur le marché du Vésinet « C’est une agréable surprise car le public est très réceptif. Sur le marché, j’ai beaucoup de discussions avec des per­sonnes en transition écolo­gique. J’ai déjà des clients qui sont revenus en trois semaines. Depuis que j’ai Bleu Blanc Vert, je rencontre des gens ouverts d’esprits et bienveillants », conclut-elle. En août, elle avait produit 60 litres de lessive, Véronique doit désormais augmenter pour répondre à la demande.

Juliette Vignaud
LIACtLI du département – SAINT-GERMAIN BOUCLE DE SEINE.
ww.78actu .fr